Sécurité : l’urgence d’une nouvelle politique municipale (23 mai 2019)

Communiqué de Gérard Prato, conseiller municipal et communautaire de Frontignan.

L’insécurité, en augmentation constante, est une préoccupation majeure des Frontignanais. C’est aussi l’un des principaux échecs de l’équipe socialiste au pouvoir depuis près de 25 ans. Les rumeurs sur une éventuelle fermeture du commissariat de Frontignan et la volte-face de Pierre Bouldoire au sujet de la vidéoprotection conduisent les élus de groupe Frontignan-La Peyrade Bleu Marine à réagir.

Frontignan mérite un commissariat digne de ce nom.

De 12 policiers nationaux initialement en poste à Frontignan, seuls restent aujourd’hui 6 agents : 1 à l’accueil, 1 adjoint à la sécurité, 1 pour les dépôts de plainte et 3 îlotiers. Toutes les procédures judiciaires sont désormais traitées au commissariat de police de Sète. Face à ce démantèlement, la mairie se doit de réagir. D’abord en obtenant de l’Etat un véritable poste de Police sur Frontignan (23.000 habitants) comme c’est le cas à Agde (27.000 habitants) où à Lunel (26.000 habitants) qui a sa propre gendarmerie. Surtout, la Police municipale doit monter en puissance pour faire face à la recrudescence de la délinquance. Les effectifs actuels (une quinzaine d’agents) sont tout à fait insuffisants.

Pour une stratégie cohérente de vidéoprotection, incluant un centre de surveillance urbaine.

Jusqu’à présent, la majorité socialiste de Frontignan n’a eu de cesse de critiquer l’opposition car elle propose depuis 2014 un plan ambitieux de vidéoprotection pour notre ville. A l’approche des élections, M. Bouldoire a opportunément changé de position sur ce sujet. Nous nous réjouissons qu’il donne ainsi raison aux élus RN, mais il ne va pas au bout de son raisonnement.

En effet, une telle politique n’est pertinente que si elle est appuyée par un centre de surveillance urbaine (CSU) permettant d’être réactif face aux délinquants. Ainsi, avec par exemple deux opérateurs derrière les écrans (ASVP formés et pris sur les effectifs communaux) et en constituant des équipes d’interventions nuit et jour sur le terrain, il sera plus facile de réduire de manière considérable les délits : agressions, cambriolages, etc. Ces centres de surveillance urbaine fonctionnent très bien dans de nombreuses villes de France, en relation avec la police nationale. Ils permettent ainsi de résoudre de nombreuses enquêtes, mais surtout d’intervenir très rapidement sur le fait. La création de ce CSU figurera dans notre programme municipal pour 2020.

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